Suite et fin de l'enquête
Projet proposé dans le cadre des activités culturelles de la ville d'Agen en partenariat avec les archives municipales.



Rapport d'enquête :
En novembre 1989, un rapport de police et un article de presse relatent l’affaire des « mystérieux graffs ailés ». Kesaco ? Comme pièces au dossier, des photos de lieux taggués, une frise, déposée sous pli anonyme le lendemain des faits avec cette injonction « Tout est signe…il suffit de suivre le sens de l’histoire. »
Les enquêteurs lors de la première séance ont identifié 7 lieux culturels et ont associé les dates de la frise à l’histoire des sites taggués. Après avoir croisé ces données, une confrontation terrain a permis aux enquêteurs de remonter l’histoire jusqu’en 1908.
D’autres pièces au dossier sèment le trouble :
La chanson de Gustave Nadau « Si la Garonne avait voulu, Lanturlu » de 1858
Un courrier signé SS de 1876 adressé à la Société d’Agriculture, des Sciences et des Lettres et des Arts d’Agen.
Un jeton avec la lettre G
Un programme de théâtre de « la veuve joyeuse » programmé au Théâtre municipal en décembre 1911
Une photo de décrotteur dans les rues d’Agen, nommé Sapay,
Deuxième séance :
Le lien est établi : le décrotteur est l’auteur du courrier. Sapay avait soupçonné l’existence d’un amphithéâtre dans le quartier des Tanneries, dès la fin du XIXème siècle mais la Société Académique a refusé de lui accorder une audience.
Un autre dossier fort utile aux enquêteurs enregistré en police quelques jours après « l’acte des tags », était constitué d’un courrier d’enfant, nommé Séraphin André Sapay, expliquant le lien avec un aïeul fréquentant le théâtre en 1911 : Le jeton et le programme de "la veuve joyeuse" lui ont été légués par son arrière-grand-père. Le décrotteur était attentif à l’histoire de sa ville et fréquentait les hommes de culture de la fin de siècle : Jasmin, Nadau, Ducos du Hauron. Une série de photographies complètent le dossier.
De retour sur le terrain, les enquêteurs remontent le fil du temps, dressant un panorama des lieux de culture dans la ville : la dizaine de cinéma à la Belle Epoque, le Florida à sa période Music-hall…
Les affiches et photos de stars reçues dans l’ancien cinémas avaient été envoyées à la police pour qu’elle puisse remonter jusqu’à l’auteur des faits.
C’est chose faite ! L’enquête se termine au Centre Culturel, ancienne Maison des Jeunes et de la Culture où Séraphin André Sapay dispensait des cours de photos dans les années 1970. C’est lui qui, heurté par les premiers coups de pioches recouvrant les vestiges antiques des Tanneries, veut venger son arrière-grand-père et taggue de 3 paires d'ailes -évoquant le prénom de son aïeul- 6 lieux de culture ainsi que le tableau de l’Illustre comte de Lacepède, stigmatisant le refus de la Société Académique de prendre acte des recherches de son aïeul.
Fin de l’enquête.
Nota bene :
Pour les besoins de l’enquête, une grande partie des pièces à conviction -extraite des archives municipales de la ville- a été mêlée à une intrique fictionnelle.