Buzet, "croqué" par Maud.
Pour répondre à nos interrogations sur la migration des habitants de Buzet haut vers Lagravère, voici la réponse de Mr Molinié, historien et passionné de son village :
"Sur l'arpentage de 1611, on dénombre 26 tenanciers qui habitent le haut village ("le lieu
de Buzet") et 96 Lagravère (le village actuel).
Sur les registres du cadastre de 1674, il y a 119 maisons recensées à Lagravère et 30 à Buzet (en haut).
En 1757, on enregistre 120 maisons autour de Lagravère pour 27 à 28 au Haut Buzet.
Sur le recensement de 1836 (où Buzet compte alors 1757 habitants), on a 45 personnes au bourg du haut dont 18 pour les châtelains et leurs
domestiques. Mis à part le château et le presbytère il y a 10 maisons habitées par quelques familles et 7 veuves !
Enfin, en 1856, on recense 19 personnes au château et 16 maisons personnes dans les quatre dernières maisons habitées !
"
Voici ce que déclare le comte de Noailles dans un rapport inédit rédigé en 1885 :
"Lorsque je suis arrivé pour la première fois à Buzet en 1852 (...) le château était alors entouré par un vrai village, l'église paroissiale était
abandonnée par manque de solidité, le presbytère était encore occupé par le curé qui descendait dans la partie du village d'en bas pour les offices ; cinq maisons appartenaient à des particuliers
ou à la commune, de nombreux chemins durs entouraient le château et le séparaient du jardin potager et de ses terres.
J'ai dû acheter successivement toutes ces maisons. Le presbytère et l'église à la commune avec ses servitudes ; la maison et les autres servitudes aux
particuliers. En acquérant les chemins durs, j'ai mis le château en communication directe avec toutes mes terres et ces terres avec les bâtiments d'exploitation, chaix, étables et grandes routes.
J'ai supprimé toutes les servitudes mêmes celles à pied ; comme j'ai fait des échanges, j'ai peu déboursé. Ces acquisitions m'ont coûté 32.000 francs seulement. La commune qui avait un chemin
impraticable pour aller dans les coteaux, a pu, en passant dans des terres que je lui ai cédées, faire une excellente route. J'ai donc, en m'arrangeant, rendu un grand service à la commune.
(...)"
Merci à lui pour cette réponse et l'extrait de ce rapport inédit.
A bientôt.
Alexandra.